Le miracle de la tour Eiffel

Note globale

7.50/10

Note littéraire

7.17/10

Contemporain

3 évaluations

276 pages

À la même époque que la tour Eiffel, a été créée une langue qui devrait faciliter la communication entre les personnes de nationalités différentes. Elle est encore là, mais les gens ne se comprennent toujours pas. Et si les jeunes de notre siècle, puisque ceux du précédent n’ont pas réussi, essayaient de rattraper tout le temps perdu, afin de construire un avenir meilleur ? La Tour, magicienne à ses heures perdues, est prête à les aider, avec la complicité de son ami de longue date, propriétaire d’une belle voix qui porte.

L'auteur

PYZIK Laura
58 ans

DEUIL LA BARRE

Je suis née en Pologne. Au début des années 1980, séduite par la langue française que j’ai « effleurée » au lycée et qui sonnait particulièrement bien à mon oreille, j’ai décidé de l’apprendre. Après avoir pris des cours particuliers, j’ai étudié la philologie romane à l’Université de Cracovie. En 1988, j’ai quitté la Pologne et me suis installée en France. J’ai gardé des enfants pendant deux ans, puis, après avoir suivi des cours de secrétaire médicale par correspondance, j’ai trouvé un poste dans une clinique de banlieue parisienne. J’ai eu mon premier fils en 1991, me suis mariée en 1992, et mon second fils est né en 2001. Intéressée par la traduction entre le français et ma langue maternelle, j’ai suivi des études de LLCE (Langues, Littératures et Civilisations Étrangères) à Paris IV-Sorbonne où j’ai obtenu un diplôme de maîtrise en 2004. Après avoir traduit en polonais le roman de René Frégni « Où se perdent les hommes ? » (en collaboration avec mon mari), j’ai été en contact avec les Éditions Denoël, sans pourtant réussir à mener mon projet jusqu’au bout. A contre cœur, je suis retournée sur mes anciennes traces de secrétaire médicale. Après de nombreux efforts de ma part, la frappe de comptes rendus médicaux est devenue ma tâche principale, la seule qui m’intéresse dans ce métier, me permettant d’être en contact avec la langue française écrite. Cette activité que j’exerce depuis des années afin de subvenir à mes besoins et ceux de ma famille, garde pour moi son caractère « alimentaire » et provisoire. Depuis 2010, je travaille à l’hôpital d’Argenteuil. Dans la seconde moitié des années 2000, j’ai commencé à inventer des histoires. Au début, j’écrivais d’abord en français ou en polonais, puis je reproduisais mes textes (il est agréable de traduire ses propres mots car on sait toujours ce que l’auteur veut dire…). Dans ce nouveau contexte, la traduction m’ennuyait rapidement, créer m’attirait beaucoup plus. J’ai privilégié finalement l’écriture en français, plus difficile pour moi que celle en polonais, et de ce fait, m’offrant un défi plus intéressant. Dans le premier ouvrage, « Ma douce France, mon Amérique à moi », je raconte ma vie, de manière légèrement romancée. « Fleur de camomille, roman suivant, est l’histoire d’une jeune femme stérile désirant devenir mère. « Fantasmes de jours ouvrables » est un recueil de 14 nouvelles, dont le récit éponyme présente un jeune étranger ayant du mal à accepter la vie quotidienne loin de sa famille, et dont le héros du dernier « Saint Nicolas », se bat afin d’apprendre à ses compatriotes à boire de façon élégante, autrement dit, il fait tout pour que l’expression « soûl comme un Polonais » soit un peu moins vraie. « Il suffit de fuir » est un roman que je définis comme l’histoire d’une femme qui fuit la vie au lieu d’apprendre à vivre. A la suite d’une perte douloureuse de mon mari en 2012, j’ai écrit deux longues nouvelles dont lui-même avait eu l’idée : « L’Antagoniste », péripéties d’un joueur de Loto dont les numéros sont « gagnants » lorsqu’il ne valide pas son coupon, ainsi que « La Sirène » dont le protagoniste « rencontre » la femme de ses rêves dans… ses rêves. « En cas d’éclipse », un autre roman, décrit le parcours d’une jeune femme cherchant son compagnon inexplicablement disparu (le sujet de disparition m’intrigue fortement avec le mystère qui l’accompagne). Cinéphile, j’ai transformé certains de mes textes en continuité dialoguée. Récemment, j’ai commencé à m’intéresser également à l’écriture théâtrale. J’ai proposé mes écrits à plusieurs reprises à des professionnels, sans succès. Cette impasse me chagrine et assombrit mon optimisme naturel. Pourtant, malgré de nombreuses déceptions, je continue de m’accrocher à l’écriture, mon septième ciel qui embellit tout le reste. J’ai beaucoup de sympathie pour la tour Eiffel et son caractère international et multilingue m’attire vivement. J’habite en banlieue parisienne et de la fenêtre de mon salon, j’aperçois son sommet. Un jour, en le fixant, j’ai ressenti une très forte envie de raconter une histoire qui se déroulerait à l’intérieur du monument. J’ai visité la Tour deux fois, noté des observations. Après notre seconde rencontre, tout en faisant semblant de rester entre le Champ-de-Mars et le Trocadéro, la belle Parisienne m’a suivie et s’est installée chez moi pendant plusieurs mois… Aujourd’hui, la Tour, fermée au public confiné çà et là, s’allume tout de même le soir et son phare continue de m’envoyer des clins d’œil.
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Ils ont lu ce livre

VIP
Lagache
8.50/10
bon livre
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VIP
Ropars Muriel
7.00/10
roman intéressant sur la vie de la tour et ses occupants
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VIP
Guerreiro Alexandra
6.50/10
Une bonne idée d'histoire cette galerie de personnages travaillant à Tour Eiffel et unis par leur "amour" pour la dame d...
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Avis général du Comité de Lecture (Lecture incomplète)

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