Bloch Sarah
36 ans

Mosnes

Trentenaire sans profession fixe, j'ai commencé à écrire par pure nécessité, il y a 12 ans, sur des petits cahiers moleskine à couverture rouge, pour me sauver de l'anorexie. J'écrivais toutes les choses les plus noires qui me passaient par la tête et oubliais ensuite les cahiers achevés au fond d'une malle, pour ne pas courir le risque de retomber dessus par hasard. Quelques années après, j'ai eu la force de rouvrir un de ces cahiers. Je me suis retrouvée alors nez à nez avec un texte d'une vingtaine de lignes, insupportable de noirceur en l'état, mais très beau. J'ai décidé de le reprendre et d'en faire un poème. A cette époque, il y avait un clochard passionné de littérature, Jacques, qui passait ses journées assis sur un banc, devant chez moi, à lire des romans. Je lui en prêtais d'ailleurs régulièrement. Je lui ai fait lire les deux textes, les vingt lignes brutes et le poème. Sa réaction : "Tu es une alchimiste. Tu as transformé du plomb en or". Jacques aussi était un alchimiste. Il m'avait transformé, moi, jeune femme un peu paumée et mal dans sa peau, en écrivain.
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Mes passions

La randonnée itinérante, l'autostop, la cuisine, la botanique, l'Espagne et l'espagnol, mes chats, refaire le monde autour d'une bonne bouteille. Et puis écrire, un peu, aussi...

Profil littéraire

Si tant est que je comprenne bien la question, j'ai commencé, il y a 10 ans, par écrire des formes courtes, mi poésies mi nouvelles, que j'ai réunies dans un recueil intitulé "A s'en mordre les dents, journal mal rangé d'une jeune femme en chantier". Je n'ai jamais tenté d'envoyer ces textes à un éditeur. C'est en 2013 que j'ai commencé à écrire le texte que je présente ici. Bien que des éléments soient puisés dans ma vie, il n'est pas autobiographique et je le considère résolument comme un roman. Si je devais définir moi-même mon écriture, je dirais qu'il s'agit d'un mélange de pur désespoir et d'humour résolument optimiste.

Mon métier

Sans profession fixe, j'ai été tour à tour aide-archiviste, poissonnière, guide touristique, animatrice nature, masseuse et bien d'autres choses encore.

Mes références

J'adorerais avoir été influencée par des auteurs que j'aime mais en juger moi-même me semble bien prétentieux. Ce qui est certain, c'est que j'ai grandi avec Pennac et Roal Dahl, aimé avec Prévert, ri avec Boulgakov et Irving, compris un peu mieux le monde avec Kundera et Kadaré et que Sepulveda et Garcia Marquez sont mes antidépresseurs.

Mes projets de livre

Un ensemble de nouvelles (partiellement écrit) qui questionne le basculement dans la folie

Mes Livres

Contemporain
8.49/10

Les larmes à l'envers

Une jeune femme est contrainte de vendre la maison de sa mère, atteinte d’Alzheimer. Au fur et à mesure qu'elle en vide les pièces, elle découvre des objets qui lui racontent sa mère, mais aussi elle-même.

199 pages